Le patrimoine

Fort militaire du Trou d'Enfer

Le patrimoine historique

  • Le fort  :

Construit entre 1879 et 1882, selon les principes du système Séré de Rivière, il faisait partie de la deuxième ceinture de protection de Paris. N’ayant pas eu trop à subir les conséquences des deux guerres mondiales, il reste pratiquement dans son état d’origine. Du temps des anciennes chasses présidentielles, il accueillait les élevages de gibier.

  • La ferme

Elle a été construite en 1675 sur ordre de Louis XIV pour servir aux besoins de la cour. Le fermier exploite encore les 250 ha de la plaine agricole, essentiellement en céréales.

  • L’aqueduc dit de Rocquencourt

Construit à partir de 1676 et percé à 40 mètres de profondeur sur plus de 3 km de distance, cet aqueduc menait les « eaux bonnes à boire » à Versailles et à son château.

Une centaine de puits d’accès à la galerie souterraine, distants d’environ 40 m, et de même profondeur, sont encore visibles sur la totalité du plateau. Les « tampons » qui les ferment sont d’origine et de belle facture.

  • La tour du télégraphe Chappe (classée)

La tour du télégraphe du Trou d’Enfer est un ancien relais qui servait à la transmission des messages codés entre Paris et Brest à partir de la Révolution. Elle appartenait à la ligne télégraphique de l’Ouest, construite entre 1797 et 1799 pour relier le ministère de la Marine de Paris au port de Brest.

L’inventeur de ce système télégraphique, Claude Chappe (1763-1805), consacra sa vie à la mise au point des moyens de transmission et à l’établissement d’un vocabulaire dont le sens n’était connu que des directeurs de lignes basés à leurs extrémités. Ainsi, les signaux d’un message, visibles de tous, demeuraient secrets.

Dans les années 1850, le système Chappe est concurrencé par la télégraphie électrique ; la ligne de l’Ouest cessa de fonctionner dès 1851. La tour du télégraphe a été abandonnée et finalement restaurée en 2008.

  • Le pont tournant (classé)

Vestige de l’ancien parc du château de Marly, aujourd’hui disparu, le pont tournant permettait de franchir le fossé sec qui protégeait le parc des « bêtes fauves » pour accéder à la « Pelouze », le champ de Mars où se faisaient les revues militaires de la Maison du Roi, et à la forêt de chasse. La pile centrale et les abords ont été récemment restaurés, mais le tablier en bois n’a pas été encore reconstitué.

  • Les réservoirs de Marly

Construits dans le même temps que la Machine de Marly (1681-1684) et alimentés par l’aqueduc aérien de Marly construit par Mansart, les réservoirs servaient aux besoins des nombreux bassins du parc du château de Marly. Ils servent toujours de réservoirs pour l’usine de retraitement des eaux de Louveciennes, située de l’autre coté de la route menant de Marly à Versailles.

Le patrimoine naturel (site classé depuis 1938)

  • L’école de la forêt et de la campagne

Située à côté du fort, gérée et animée par les équipes de l’ONF, cette école bénéficie de la riche biodiversité locale que procure ce site naturel. Elle accueille nombre de scolaires de toute la région pour des journées thématiques sur la faune et la flore. Son action s’inscrit dans la protection de ce patrimoine naturel classé.

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